Sortie du catalogue 2007/2017
Galerie du Haut Pavé
vernissage le 7 décembre 2017
exposition du 7 au 20 décembre 2017

avec Alexia Antuofermo / Claire Barbier / Élise Beaucousin / Laurent Belloni / Maya Benkelaya / Mélanie Berger / Élise Berimont / Lucie Bitunjac / Valérie Blin-Ravenet / Jean Bonichon / Élodie Boutry / Jean Philippe Brunaud / Marjorie Brunet / Olivier Cans / Benoît Carpentier / Claude Cattelain / Marine Class / Estelle Contamin / Flavie Cournil / Olivier de Coux / Nathalie Da Silva / Sébastien Dartout / Margaret Dearing / Marine Duboscq / Anne Gaiss / Benoit Gehanne / Clarence Guéna / Lotte Günther / Sophie Hasslauer / Anne Houel / Matthieu Jacquemin / Marion Jannot / Charlotte Jankowski / Cathy Jardon / Hélène La Forge / Julien Laforge / Cédric Landivaux / Oscar Malessène / Colombe Marcasiano / Elissa Marchal / Mickaël Marchand / Maud Maris / Cécile Meynier / Hélène Milakis / Richard Negre / Laurence Nicola / David Ortsman / Laurence Papouin / Matthieu Pilaud / Sébastien Pons / Étienne Pottier / Delphine Pouillé / Boris Raux / Lydie Regnier / Anne Marie Rognon / Xavier Rognoy / Mathilde Roussel / Sivan L. Rubinstein / Lucas Ruiz / Emmanuelle Samson / Clément Santos / Julie Savoye / Julia Scalbert / Régis Sénèque / Wilson Trouvé / Sophie Truant / Cécile Wautelet 

Une belle pièce du service, 2012, faïence

Pour faire joli, exposition à La Cour, Saint Etienne

"Pour faire joli"
Flavie Cournil &
Patrick Condouret
exposition du 23 septembre au 22 octobre 2017
La Cour, Saint Etienne

Installation in situ, bois, plâtre, chaux et pigments, 2017
Installation in situ, bois, plâtre, chaux et pigments, 2017

Installation in situ, bois, plâtre, chaux et pigments, 2017

porcelaine, 2016 et 2017

au mur : Flavie Cournil, porcelaine, 2016 et 2017 ;
au sol : Patrick Condouret

au mur à gauche : Flavie Cournil, Les formes plates, porcelaine, 2016 et 2017 ;
au sol et au mur à droite : Patrick Condouret
au mur : Flavie Cournil, Les formes plates, porcelaine, 2016 et 2017 ;
au sol : Patrick Condouret

La forme de la Couleur, Maison de la Céramique, Dieulefit

La forme de la couleur

Maison de la Céramique à Dieulefit
avec Coralie Courbet, Flavie Cournil, Xavier Duroselle, Patrick Crulis et Marc Uzan
du 1er juillet au 10 septembre 2017



Installation à la Maison de la céramique, Dieulefit
porcelaine, 2017
Porcelaine, 2017

porcelaine, 2017 (photo : Charlotte Piérot)

Une belle pièce du service

Porcelaine, 28 x 23 cm, 2017, (photo Charlotte Piérot)

Porcelaine, 36 x 23 cm, 2017, (photo Charlotte Piérot)

Porcelaine, 42 x 25 cm, 2017, (photo Charlotte Piérot)

Les formes plates, un texte de Delphine Alleaume à l'occasion de l'édition d'un document sur cette série de céramiques


Ce que nous voyons, touchons ou pensons, est lié aux formes et aux couleurs qui affectent tous les
mouvements de la vie humaine. Quand l’artiste s’en saisit de la plus libre des façons, comme le fait Flavie Cournil, son œuvre exerce alors une profonde empreinte sur notre vie.
Flavie Cournil puise des formes, reflets de la réalité, qui vont trouver une place dans le monde matériel qu’elle façonne. Dérivées de l’architecture ou d’objets qui nous sont familiers, elle utilise un vocabulaire connu de tous. Jamais spectaculaire, d’une infinie simplicité, l’artiste propose avec ces formes un rapport d’égalité entre elles et ceux qui les regardent, dans un langage accessible à tous ceux qui maintiennent leurs sens en éveil.
Avec ces plaques de céramique - de la porcelaine pour la majorité d’entre elles - recouvertes de couleurs, Flavie Cournil joint aux perceptions visuelles des perceptions tactiles. Elle nous dit tenter d’utiliser les matériaux de la sculpture pour mettre à distance la peinture, qu’elle cherche et défie pourtant sans relâche. Avec ces supports, jamais vraiment plats, sur lesquels elle pose des aplats de couleurs faits de gestes rapides, plutôt spontanés, l’artiste se confronte à un jeu de forces qui produit toute l’intensité de la puissance créatrice.
La présence visuelle de ces formes fondues dans la couleur est forte. Ce qui préfigure l’œuvre chez Flavie Cournil s’apparente à l’ennui ou la rêverie. Tous ces petits dessins que l’on fait pour s’échapper de temps en temps. À l’intérieur d’une forme rectangulaire ou triangulaire, grâce à la couleur, elle construit des espaces. Nous comprenons et ressentons physiquement l’espace grâce à ces formes. Certaines d’entre elles naissent de l’aléatoire de la cuisson. Même si quelques plaques cassent en cuisant, « parfois ça marche et parfois pas », mais c’est une étape importante, car des formes naissent, des réactions auxquelles l’artiste ne s’attend pas surgissent. Comme des espaces ou des mondes imaginaires dans lesquels il serait possible de vivre. Ce sont les limites du matériaux porcelaine, les volumes de la sculpture et les gestes de la peinture, avec les effets et concordances de couleurs qui, mis en tension, crée une unité. Sa peinture a un rapport direct avec la réalité de la matière et de la technique. Dans sa peinture, l’objet n’est jamais nié. Et c’est ce qui donne vie et mouvement à l’ensemble de ses pièces.
Flavie Cournil aime l’idée du bricolage, « avoir des petites choses à faire ». Une forme de vie dans l’action. Et il faut toujours ajuster, c’est comme avec les êtres humains. Ce n’est peut-être d’ailleurs qu’une histoire d’agencements, mais sans protocole établi qui ferait que les œuvres seraient le résultat d’une série d’actions. Il n’y a pas plus que ce qu’il doit y avoir, pas de brillance, pas de surplus. Comme l’équivalent sensible d’une idée, cela fonctionne ou pas. Et la mobilité des formes, les nuances, le mouvement font le reste.
Au-delà d’une dimension purement formelle, l’œuvre de Flavie Cournil, aux allures de simplicité, surgit d’une technique, qui sous des airs faussement maladroits, est en fait parfaitement maîtrisée. D’une grande ténacité, Flavie Cournil nous fait éprouver et percevoir l’essentiel, elle embrasse la réalité physique et sensible du spectateur tout autant que la sienne. Son œuvre inclut la temporalité et l’unité de différentes formes d’arts et c’est ce qui nous touche. Une seule tache de couleur peut donner de l’émotion, dit-elle. « C’est comme les êtres, on ne sait pas pourquoi, certains nous touchent, d’autres pas. »

Delphine Alleaume

Projet de loi, monotypes

projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm
projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm

projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm

projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm

projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm
projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm

projet de loi, 2016, huile sur papier, monotype, environ 14 x 17 cm

Lipstick

Lipstick pour les hommes, porcelaine, 33 x 37 cm, 2016
Lipstick pour les femmes, porcelaine, 39 x 37,5 cm, 2016

Lipstick for the girls, porcelaine, 44 x 37,5 cm

Lipstick for the men, porcelaine, 24 x 37 cm, 2016

Lipstick houhouhou, porcelaine, 59 x 38 cm, 2016

Lipstick für die Frauen, porcelaine, 28 x 32,5 cm, 2016

Lipstick für die Männer, porcelaine, 39,5 x 37 cm, 2016

Lipstick polychrome, porcelaine, 54 x 37,3 cm, 2016
Pour sucrer les pleurs, porcelaine, 24,5 x 37,3 cm, 2016